Les marchés : Un vent d’optimisme !

Les marchés affichent un recul si l’on compare la valeur des portefeuilles de placements en date du 31 août 2020, comparativement au 31 septembre. Ils évoluent en fait dans un même corridor, alternant entre des hausses et des baisses, sans prendre de direction claire et pour cause. Trois sujets apportent une source d’inquiétudes dans les marchés. Ces mêmes sources d’inquiétudes deviendront toutefois des sources d’optimiste et justifieront les prochaines hausses de marchés pour les mois à venir. Regardons plus en détail chacune d’elles :

– Les élections américaines :

Nous nous souviendrons longtemps des élections américaines de 2020. Elles auront rarement obtenu autant d’attention non seulement des Américains mais du monde entier. Au moment d’écrire ces lignes le 8 et 9 novembre, le démocrate Joe Biden est confirmé à la présidence des États-Unis. Les marchés qui soulevaient des inquiétudes face à cette élection ont bien réagi à la nomination du nouveau président.

Les marchés ont bien réagi car jusqu’à présent le sénat, qui approuve les nouvelles législations, semble vouloir demeurer républicain. Les républicains ont généralement la faveur des marchés car leurs actions (baisse des impôts, assouplissement de la réglementation) favorisent les bénéfices des entreprises. À l’inverse, les démocrates favorisent une hausse des impôts, une augmentation de la réglementation et des services publics. Le marché accueille ainsi favorablement le dénouement des élections où un nouveau gouvernement, plus présidentiel que le précédent, aura des marges d’actions limitées.

– Le plan de relance :

Les banques centrales et les économistes de par le monde ont fait part de leur inquiétude face à la situation économique actuelle. Bien que l’économie reprenne de la vigueur, de nouveaux plans budgétaires gouvernementaux apparaissent nécessaires pour solidifier la reprise économique toujours fragile. Depuis le mois de juillet, les républicains et les démocrates ne trouvent pas de terrain d’entente. Les démocrates proposent un deuxième plan équivalant à 3,600 milliards, alors que les républicains sont prêts à accepter un plan de 600 milliards. Rappelons-nous que le premier plan budgétaire a été mis en place suivant l’annonce d’une injection de 2,500 milliards de dollars dans l’économie le 23 mars dernier.

Bien que ces chiffres soient astronomiques, la mésentente perdure et durant ce temps l’économie souffre de la deuxième vague qui prend de plus en plus d’ampleur dans le monde. Les différents gouvernements dont le Canada semble attendre le plan américain afin de présenter un plan concerté entre les gouvernements comme cela a été le cas le 23 mars dernier.

– Les vaccins :

Nous attribuons la hausse récente des marchés à l’issue favorable des élections américaines. Dans mon opinion, la raison première est l’approche d’un premier vaccin. En fait, la compagnie Pfizer qui travaille de concert avec la compagnie BioNtech a annoncé à la mi-octobre qu’une demande d’approbation pour leur vaccin serait déposée à la FDA (Food & Drug Administration) américaine d’ici la troisième semaine de novembre. D’ici cette date, la compagnie s’emploiera à colliger les données et les résultats de ses tests qui peuvent être présentés deux mois suivant l’administration du dernier vaccin.

Au moment d’écrire ces lignes, Pfizer vient tout juste d’annoncer que son vaccin démontre une efficacité de 90%. Les résultats sont ainsi très encourageants. Nous pourrions nous attendre, suivant l’approbation de la FDA, à un début de production au début du mois de décembre. Si tout fonctionne bien, 50 millions de doses seront disponibles d’ici à la fin de l’année et plus de 1,3 milliard de dose en 2021.

Le processus de vaccination sera long et plusieurs questions demeurent sur la durée de l’efficacité du vaccin, mais les résultats encourageants nous permettre de croire que les autres vaccins en voie de développement pourront aussi être efficaces.

Malgré tout, l’économie prend du mieux et c’est ce qui vient alimenter notre optimiste en premier lieu. Nous avons obtenu vendredi dernier les derniers chiffres sur l’emploi. Le consommateur représente 70% de la croissance économique. L’emploi est donc primordial pour la reprise économique qui suit son cours. Le Canada affiche un taux de chômage de 8.9% et les États-Unis de 6.9%. Avant la pandémie, le taux de chômage était de 5.6% au Canada et de 4.4% aux États-Unis. Il faut se rappeler qu’un taux de chômage de 5% est considéré par l’organisation internationale du travail (OIT) comme le taux de plein emploi. Nous nous accordons au Canada sur un taux de 6% comme étant le taux de plein emploi. Bien que le taux de chômage demeure plus élevé qu’avant la pandémie, il n’en demeure pas moins que l’emploi affiche des signes encourageants, apparentés à une récession classique comme en fait foi les deux tableaux suivants.

Bien que les marchés nous aient habitués à des fluctuations, que nous allons continuer à voir, nous sommes particulièrement optimistes  pour les prochains mois et nous veillons à positionner vos portefeuilles de placements en ce sens.

Voici notre tableau qui résume le rendement des principaux indices boursiers depuis le début de l’année 2020. Selon Morningstar, la moyenne des portefeuilles de gestion équilibrée (considéré à risque moyen), comprenant 50% de revenus fixes (obligations) et 50% d’actions, a ainsi généré un rendement moyen de -0,35% au 31 octobre 2020.