Depuis quelques jours les marchés boursiers affichent une baisse marquée. Les marchés canadiens et américains ont reculés de 7% au cours de la dernière semaine et affichent respectivement un rendement de -9 % et de -4,5% depuis le début de l’année. Cette situation place officiellement les indices canadiens et Européen en territoire de correction, avec un recul d’au moins 10% depuis leurs sommets de 2015.
Certes la Grèce a apporté plus de volatilité sur les marchés au cours des derniers mois mais celle-ci n’est pas un acteur important dans l’économie mondiale. Son effet ne pouvait donc qu’être limité. La situation n’a toujours pas été réglée et tel qu’il s’est produit en 2011, le problème a été remis à plus tard. Il faudrait un changement structurel et culturel important en Grèce afin de rectifier la situation, ce qui ne semble pas être en voie de se réaliser à court terme. Nous entendrons donc à nouveau parler de la Grèce au cours des prochaines années.
La baisse des marchés qui a lieu en ce moment est l’effet de la situation Chinoise et l’inquiétude de la perspective d’une hausse des taux d’intérêt aux États-Unis dans un contexte de ralentissement mondial de l’économie. L’impact de la Chine est important. Avec une population de plus d’un milliard, elle est la deuxième puissance économique mondiale après les États-Unis. La Chine connait un ralentissement de son activité économique depuis les 6 dernières années. Elle affichait une croissance annuelle de près de 9% de son PIB, et actuellement elle est de 6,8%. Cela demeure une croissance forte lorsqu’on compare celle-ci avec le Canada et les États-Unis (entre 2 et 3%). Ce ralentissement est voulu puisque la Chine, pays communiste, tente de transformer son économie vers une économie de consommation et cherche à diminuer l’apport du gouvernement dans celle-ci.
Ce qui inquiète les marchés, c’est que les efforts du gouvernement pour maintenir le niveau actuel de croissance ne semblent pas porter ses fruits (dévaluation de la monnaie et programme quantitatif). Le marché s’inquiète de voir l’économie Chinoise continuer de ralentir. Quand le plancher sera-t-il atteint ? La baisse du prix du pétrole et des matières premières n’est pas étrangère à ce phénomène car la Chine est un grand utilisateur de ressources. Nous ne sommes pas à l’étape où le ralentissement de la Chine pourrait entraîner une récession mondiale, néanmoins les marchés réagissent et se réajustent car le niveau des bourses apparaît trop élevé comparativement à la croissance de l’économie mondiale.
Que faire avec nos portefeuilles ? Bien que nous avons toujours prêché par la prudence et protégé les portefeuilles en cas de baisse, nous ne recommandons pas de changement pour l’instant. La raison est que la correction en cours est rapide et déjà bien amorcée (7% en trois jours). Le marché baissera vraisemblablement aujourd’hui lundi également. Une correction varie entre 10% et 15% en moyenne. Protéger les portefeuilles dans une aussi courte période pourrait nous faire perdre la remontée qui suivra. Les gestionnaires que nous utilisons ont beaucoup de liquidités en portefeuille, soit entre 10% et 18%. Cette situation apportera à l’inverse des aubaines (qui commencent à se manifester dans les ressources) dont nous pourrons profiter. Il ne faut pas sous-estimer le gouvernement Chinois, la Banque centrale Chinoise et la Banque Fédérale américaine. Ceux-ci n’ont pas l’intention de laisser leurs économies se détériorer et annonceront des mesures d’assouplissement monétaire supplémentaires si nécessaire. Le cycle économique actuel est au début de sa période de croissance et les marges de manœuvre sont trop faibles pour que les banques centrales puissent se permettre une récession à ce stade-ci de l’économie (taux d’intérêts très faible). Ils feront tout en leur pouvoir pour l’éviter.
Malgré la récente baisse, nos portefeuilles affichent toujours un rendement positif grâce aux obligations qui les protègent en période de baisse des marchés. De plus, la chute du dollar canadien depuis le début de l’année nous permet de réaliser un rendement attrayant sur nos placements mondiaux. Nous suivons de près cette baisse et si la situation évolue différemment et que nous devions protéger les portefeuilles, soyez assuré que nous communiquerons avec vous.
N’hésitez surtout pas à communiquer avec nous si vous désirez obtenir des informations supplémentaires.
