Skip to main content

Les marchés : Une fin d’année tumultueuse !

Par 31 décembre 2014Uncategorized

Rendements des indices en 2014

Secteur Nom de l’indice Niveau: 1/1/2014 Niveau 31-12-2014 Rendement
Revenu Fixe Gouv 1-10 ans 113 119 5,58%
Actions Canadiennes TSX/S&P 300 13622 14632 7,41%
Actions Américaines S&P 500 1843 2058 11,67%
Action Mondiales MSCI World 1661 1709 2,89%

Le marché américain a particulièrement bien évolué en franchissant de nouveaux records au cours de l’année. Les obligations (revenu fixe) ont également bien performé dans un contexte où les taux d’intérêts se sont remis à la baisse tout au long de l’année. Un portefeuille équilibré (50% obligations et 50% actions) a ainsi généré un rendement moyen de 6,45%.

La fin d’année a été particulièrement mouvementée sur les marchés. La hausse importante de volatilité depuis le mois d’octobre provient d’un ralentissement généralisé des diverses économies mondiales et de la chute du prix du pétrole. En fait, à l’exception de l’Amérique du Nord, nous assistons à un ralentissement important de l’économie dans la zone Européenne ainsi que dans certains pays d’Asie, notamment la Chine. La chute du prix du pétrole, quant à elle, aura des effets positifs sur l’économie à moyen terme, mais alimente pour l’instant la morosité des marchés financiers.

Quels seront les enjeux pour 2015 ?

La chute du prix du pétrole sera à surveiller en ce début d’année. Bien que l’effet soit positif sur l’économie à moyen terme, un ralentissement aussi prononcé à court terme apporte de l’incertitude et celle-ci contribue à une baisse générale des marchés. Nous savons que plusieurs compagnies pétrolières ont protégé le prix de vente de leur production par des produits financiers appelés contrats à termes. La durée de ces contrats varie entre 6 mois et 1 an. Après cette période, la situation sera difficile pour les pétrolières si les prix devaient demeurer aussi faibles. Le coût de production moyen au Canada et aux États-Unis se situe entre 60 $ et 70 $ le baril, comparativement à 40 $ et 50 $ pour les Émirat Arabes et la Russie. On peut donc facilement penser que le prix actuel inférieur à 50 $ le baril n’est pas soutenable à long terme, car l’offre diminuera nécessairement. Toutefois, les marchés boursiers sont affectés par les perspectives qu’une telle baisse, à plus long terme, puisse avoir sur les entreprises de ce secteur économique ainsi que sur les secteurs connexes à l’industrie pétrolière.

Le ralentissement en Europe et en Chine sera un élément important en 2015, mais bonne nouvelle: les banques centrales Européennes ont décidé d’injecter 500 milliards dans leur économie en mettant sur pied des programmes similaires à ce que les États‑Unis ont fait suivant la crise financière de 2008. La Chine tente également de mettre en place de programmes gouvernementaux. L’enjeu sera la réussite de ces plans de relance que nous suivrons attentivement.

Les taux d’intérêts sont actuellement à des niveaux record. Au moment d’écrire ces lignes, les obligations canadiennes venant à échéance dans 30 ans offrent un rendement de 2,187%. C’est le niveau le plus bas jamais enregistré pour des obligations. Bien que les taux ne semblent pas vouloir reprendre de l’altitude, il n’en demeure pas moins que les probabilités de hausse sont plus élevées. Dans un contexte de hausse de taux, les obligations affichent de mauvaises performances. Nous n’avons qu’à nous rappeler 2013 où, suivant une modeste hausse de taux sur les marchés, les obligations ont généré un rendement négatif de -0,79% pour l’ensemble de l’année. Bien qu’essentielles dans un portefeuille, nous serons donc prudents dans le choix des obligations et nous verrons à favoriser davantage les actions pour la prochaine année.

Leave a Reply