En tant qu’investisseur, le rendement réalisé sur notre portefeuille est probablement l’élément qui nous importe le plus. Dans la gestion d’un portefeuille, il y a un élément tout aussi important, soit la gestion du risque. Nous pourrions croire qu’un portefeuille qui a généré un rendement de 6% a mieux performé qu’un portefeuille qui obtient un rendement de 5%. Ce serait commettre une erreur et voici pourquoi :
Le meilleur portefeuille est celui qui nous offre le meilleur rendement compte tenu du risque encouru.
Par exemple, si je vous mentionne que le portefeuille ayant généré le rendement de 6% aurait pu, en réalité, générer un rendement variant entre -24% et +36%. Le portefeuille ayant généré un rendement de 5% aurait pu, quant à lui, générer un rendement variant entre 0% et 10%. Quel portefeuille préférez-vous ? Compte tenu du risque que comporte le portefeuille à 6%, n’auriez-vous pas préféré obtenir un rendement plus élevé que 6%?
Le risque encouru par le portefeuille est donc très important. Il faut non seulement regarder le rendement, mais aussi le risque potentiel auquel a été exposé le portefeuille pour générer un tel rendement. Nous utilisons pour ce faire une mesure mathématique appelée l’écart-type du portefeuille, plus l’écart-type est grand, plus le risque auquel le portefeuille est exposé est grand. En tant qu’investisseur, ce que nous recherchons, c’est le meilleur rendement possible et le plus faible écart-type possible.
Au Canada, un portefeuille équilibré (risque moyen comprenant 50% en obligations et 50% en actions) a réalisé un rendement moyen, au cours des 5 dernières années (pour la période du 30 juin 2012 au 30 juin 2017) de 5.9% avec un écart-type de 7% soit entre -1.1% et 12.9%.
La différence entre le rendement et le risque de deux portefeuilles n’est habituellement pas aussi grande que dans l’exemple présenté ici, soit (portefeuille à 5% et 6% de rendement). Que faire alors pour comparer la performance de deux portefeuilles qui sont, à première vue, très similaires ? Il faut utiliser des mesures de performance soit l’écart-type et la plus-value générée par le portefeuille, tel l’Alpha et le ratio de Sharpe.
Ces outils nous sont utiles pour mesurer la performance et le risque entre plusieurs portefeuilles ou placements. Ils nous permettent ainsi de suivre l’évolution de nos portefeuilles (rendement-risque) et de déterminer les placements qui les composent ou qui pourraient en faire partie. Nous vous présenterons brièvement ces mesures lors de notre prochaine lettre financière.
