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31 Décembre 2018 : Les marchés : Une année difficile !

L’année 2018 a été particulièrement éprouvante ! Après avoir enregistré une hausse modeste pour les 9 premiers mois de l’année, nous avons connu une baisse de 10% entre le 1 octobre et le 19 décembre dernier. Les marchés ont ensuite baissés sans relâche pour afficher une réduction additionnelle de 15% en seulement une semaine. En tout, 25% de baisse au 24 décembre 2018… quand cela arrêtera-t-il ? Il serait bien tentant de vouloir céder face à l’inquiétude en vendant tous ses placements. Croire que cela durera éternellement et que jamais plus les marchés reviendront à la normale, serait oublier plus de 100 ans d’histoire économique. Prenez quelques instants pour regarder le tableau ici-bas :
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Si la baisse des marchés continuait à ce rythme, nous aurions atteint dans moins d’un mois, une baisse similaire à la grande récession de 2008. Rappelons-nous les fondements de cette crise financière mondiale : Surendettement des ménages (la consommation représente 70% de la croissance économique), produits hypothécaires à haut risque vendus comme placement sécuritaire, détention de ces produits partout sur la planète (banques, caisses de retraite, entreprises), quasi-faillite de GM.  La situation actuelle peut sembler inquiétante, mais dans notre opinion, elle est encore loin de la situation qui a prévalu en 2008.

Nous assistons effectivement à un ralentissement de la croissance économique mondiale, mais les États-Unis ne démontrent pas encore de signe de ralentissement notable. L’inquiétude, qui entraine la baisse des marchés, est que ce ralentissement, conjugué à une hausse des taux et la guerre commerciale, affecte également les États-Unis. Les marchés ont toujours raison, mais peuvent parfois exagérer…

Deux scénarios sont possibles :

Continuité de la baisse : Pour assister à une continuité de la baisse, il faut que les États-Unis se dirigent tout droit vers une récession. Pour ce faire, la guerre commerciale doit s’envenimer. La Banque Centrale doit faire la sourde oreille et continuer l’augmentation des taux d’intérêts. D’autres chocs, actuellement inconnus, pourraient se manifester et aggraver la situation économique tel une continuité de la baisse du prix du pétrole. Les cycles économiques sont en moyenne de sept ans. Nous vivons présentement le cycle le plus long connu. L’économie est en fin de cycle avec notamment un taux de chômage très faible. Si ce scénario se manifeste, en supposant que l’histoire économique se répète, il nous reste encore, tout au plus, entre 15% à 20% de baisse possible !

Remontée des marchés : Pour assister à une remontée, il faut un apaisement du sentiment de morosité actuel. Les résultats de fin d’année des entreprises seront divulgués à compter de la mi-janvier. Si les résultats sont au rendez-vous et les prévisions à venir sont favorables, les marchés pourraient rapidement reprendre le terrain perdu. Il ne faut pas oublier que le marché financier, c’est avant tout des actions d’entreprises. Conjuguons à cela une baisse des tensions commerciales avec la Chine, la signature d’un accord ainsi qu’une pause dans la hausse des taux d’intérêts, et la présente baisse sera rapidement comblée.

Dans notre opinion, il nous apparaît évident que nous assisterons éventuellement à une récession, probablement moins forte que la dernière que nous avons connue en 2008. Les données économiques actuelles nous laissent toutefois perplexe. Celles-ci ne démontrent pas encore de signe de faiblesse notable aux États-Unis, et plusieurs éléments peuvent se produire d’ici ce temps. La Chine a par exemple annoncée la semaine dernière, la mise en place de mesure d’assouplissement de la politique monétaire afin de soutenir leur économie. Dans ce contexte, nous croyons que la récession que nous anticipons se présentera certainement dans un avenir rapprochée, mais pas dans l’immédiat !! Une remontée nous apparaît ainsi plus probable, d’ici à ce que des signes de récessions plus probantes se manifestent.

Ce que nous faisons pour vos portefeuilles :

Malgré tout, dans ce contexte d’incertitude, nous avons sécurisé les portefeuilles gérés (portefeuilles discrétionnaires) au cours des dernières semaines. L’objectif étant de réduire l’impact des baisses sur les portefeuilles.
Pour les portefeuilles qui ne sont pas en gestion discrétionnaire, nous laissons le travail aux gestionnaires de portefeuilles de fonds mutuels d’apporter les modifications requises à cet effet. Plusieurs gestionnaires ont réduit le risque de leur portefeuille. Avec la baisse que nous avons connue jusqu’à maintenant, nous ne croyons pas utile de réduire le risque davantage.

Rester toutefois attentif à vos courriels au cours des prochaines semaines. Des actions pourraient être requise de votre part dans les portefeuilles non discrétionnaires seulement (confirmation) afin de positionner adéquatement les portefeuilles de fonds mutuels face à l’évolution de l’économie.

Voici un tableau qui résume le rendement des principaux indices boursiers pour l’année 2018. Selon les indices, un portefeuille équilibré (à risque moyen), comprenant 50% de revenus fixes (obligations) et 50% d’actions, a ainsi généré un rendement de -4.04% en 2018.

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