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Infolettre 28 février 2023: Les marchés : Un fort début d’année !

Les marchés : Un fort début d’année !

 

L’année 2023 a débuté en grande force ! Au début du mois de février, les actions canadiennes, américaines et internationales affichaient chacune des rendements de plus de 9% (source Tmx PowerStream). Ces bons résultats proviennent de l’optimiste qu’affichent les marchés envers les deux principaux centres d’intérêt soient : la hausse des taux d’intérêts et la récession. Nous vous invitons à revoir la dernière lettre financière en date du 31 décembre pour plus de détails relativement à ces deux items. Les données économiques en ce début d’année, nous permettent de croire que la récession pourrait être évitée malgré le ralentissement économique en vigueur. De plus, certaines données intermédiaires laissent croire que l’inflation est en bonne voie d’être maitrisée.

La situation a changé le 14 février dernier lorsque les données officielles sur l’inflation américaine ont montré que le marché a prêché par excès d’optimisme. Bien que l’inflation soit à la baisse, elle demeure supérieure aux attentes et nous démontre clairement que la bataille n’est toujours pas gagnée face à celle-ci. Le Canada s’en tire plutôt bien avec une inflation de 5.9%, conforme aux attentes (source Statistique Canada), mais les marchés financiers regardent plus attentivement nos voisins américains qui ont vu fléchir leur inflation de 6.5% à 6.4% uniquement (source US Bureau ok Labor statistics).

En l’espace d’à peine deux semaines, les perspectives du marché ont changé. Les économistes et stratèges financiers ont ajustés leurs modèles économiques. Un stratège de renom, François Trahan prédit une apocalypse économique, alors que d’autres temporisent les propos en déplaçant les perspectives de récession à 2024 au lieu de 2023. . Cela semble une bonne nouvelle, mais en fait cela est dû à une économie qui demeure forte et résiliente. Cette situation a pour effet d’alimenter l’inflation. Le marché s’attend donc à des hausses de taux plus nombreuses que prévues pour 2023.

Je vous en parlais dans notre dernière lettre financière. Nous aurons de la turbulence dans les six premiers mois de l’année dans la mesure où l’inflation n’avance pas en ligne droite. Il y aura des fluctuations, et ces soubresauts entraîneront des hausses, mais aussi des baisses de marchés au cours de l’année. Nous sommes malgré tout dans une nouvelle tendance haussière depuis quelques semaines, ce qui est encourageant pour l’année 2023. Vous verrez cette nouvelle tendance que nous avons encerclée dans le graphique suivant :

Source : Ishares Core S&P Index ETF (CAD-Hedged)

Dans ce contexte, nous devons garder notre objectif de long terme, rester investi et faire fi des fluctuations à court terme. Des études ont démontrés que les investisseurs moyens ont des moins bons rendements que ce que procurent les marchés. La raison est qu’ils se laissent envahir par leurs émotions et qu’ils choisissent de se retirer complètement du marché à de mauvais moments.

Les économistes et stratèges financiers, pour les meilleurs d’entre eux, ont un taux de prédiction de 59 %. Pourquoi ce faible taux de réussite, parce qu’il y a des milliers de variables qui peuvent influencer l’économie et les marchés. Même les meilleurs modèles économétriques ont leurs limites. Néanmoins, ils nous donnent les grandes lignes et tendances économiques générales, ce qui est déjà très bien. Dans ce contexte, il faut donc demeurer investi dans les marchés et diversifier nos investissements pour prendre part aux scénarios les plus probables.

De mon côté, je suis d’un optimisme prudent pour 2023. Dans tous les cas, vous pouvez être assuré que nous veillons continuellement à ce que vos portefeuilles soient bien positionnés face au contexte économique, qui, de toute évidence, est bien changeant en ce début d’année.

Voici maintenant notre tableau qui résume le rendement des principaux indices boursiers depuis le début de l’année 2023. Selon Morningstar, la moyenne des portefeuilles de gestion équilibrée (considéré à risque moyen), comprenant 50 % de revenus fixes (obligations) et 50 % d’actions, a ainsi généré un rendement moyen de +2.69 % au 28 février 2023.

Transactions dans les portefeuilles gérés – discrétionnaires

Nous n’avons pas fait de transactions dans les portefeuilles gérés au cours des deux derniers mois. En ce moment, nous privilégions un positionnement relativement neutre entre les actions et obligations dans les portefeuilles. A titre d’exemple, notre portefeuille équilibré qui peut contenir entre 40 % et 60 % en actions, est actuellement à 52 % en actions. Nous continuons de surpondérer les actions canadiennes au détriment des actions américaines et internationales. Notre positionnement en actions est relativement défensif et comprend dans la portion d’action, 10 % ou plus de compagnie de grande envergure orientées vers le versement de dividendes. Dans notre portion obligataire, nous détenons plus de 10 % d’obligations de court terme. Les obligations de court terme sont moins sensibles à une hausse des taux d’intérêts.

Nous pouvons résumer notre portefeuille en un mot : Neutre. Nous visons à être bien diversifié, défensif et à participer aux différents scénarios probables pour 2023. Nous verrons à prendre plus de conviction dans notre portefeuille lorsque l’inflation sera sous contrôle et que les banques centrales, notamment la banque centrale américaine, envisageront une pause dans la hausse des taux d’intérêts.

 

Obligations vs actions

Certains économistes et stratèges financiers recommandent de réduire le pourcentage d’actions détenus en portefeuille. Les raisons qui justifient leur recommandation sont tout à fait valables. Les actions se transigent actuellement à leur valeur moyenne historique. Elles ne sont pas trop chères, mais elles ne sont pas bons marchés non plus. Avec la hausse des taux, les obligations commencent à nous offrir des intérêts entre 4.25 % et 5 % sur une base annuelle. Dans ce contexte, les obligations, qui sont moins risqués que les actions, apparaissent plus attrayantes lorsque l’on prend en considération le rendement, relativement au risque que nous procures l’une et l’autre.

Bien que cette recommandation soit tout à fait valable il ne faut pas faire des changements drastiques à cet effet. Il ne faut pas oublier que le prix des obligations est sensible à des hausses de taux d’intérêts. Si l’inflation persiste et que les banques centrales devaient augmenter les taux d’intérêts plus que prévu, la perspective de rendements sur les obligations pourrait être faible en 2023.

 

Caisse de dépôt et de placements

 

La Caisse de dépôt et placement a enregistré un rendement négatif de -5.6 % en 2022, alors que la moyenne des fonds mutuels équilibrés a affiché un rendement de -10.73 % en 2018. Comment est-ce que la Caisse de dépôt et de placement a pu générer un rendement aussi bon comparativement à l’ensemble du marché ?

Le secret de l’excellente performance de la Caisse de dépôt et placements est dans la répartition d’actif. Il faut savoir au départ que les cotisations accumulées auprès de la Régie des rentes du Québec, administré par la Caisse de dépôt et placement est dans une situation enviable. Contrairement à la croyance populaire, la Régie des rentes du Québec est, selon les derniers calculs actuariels, suffisamment capitalisé par les nouvelles cotisations, jusqu’au moins l’année 2050. Avec l’adoption du projet de loi 149, l’augmentation des cotisations, mise en place depuis janvier 2019, vient consolider cette position. * Cela veut dire que les cotisations retenues sur les salaires de tous les travailleurs et travailleuses au Québec, suffisent à eux seul à compenser les prestations de retraite d’ici les 27 prochaines années. Autrement dit, il n’y aura pas de retrait des placements gérés par la Caisse de dépôt et placements pour au moins les 27 prochaines années. Ce faisant la Caisse de dépôt peut se permettre d’investir le bas de laine des Québécois, d’une valeur actuelle de 402 milliards, dans des actifs qui ne sont pas liquides. Notamment, des compagnies privées et des actifs réels, tels l’immobilier et l’infrastructure.

*Source : Retraite Québec : Document consultatif sur la réforme du régime des rentes du Québec

Pourquoi ne pas investir dans les placements privés, l’immobilier et l’infrastructure pour vos portefeuilles ? Ces actifs ne sont pas liquides, ce qui veut dire qu’ils ne peuvent être vendus rapidement afin de vous remettre votre argent investi. L’investissement minimal est de 150,000 $ pour un placement dans une société privée. Une société privée a moins de 50 actionnaires et aucun marché boursier pour la revente. Ce sont généralement des sociétés en démarrage. Le risque est donc élevé et la revente peut s’avérer longue. Il en est de même pour l’immobilier ou l’infrastructure. Par exemple, si nous achetions un immeuble, une maison ou un condominium pour votre portefeuille de placements. Pourriez-vous attendre trois ou quatre mois advenant un besoin de liquidité, le temps que nous trouvions un acheteur pour la maison dans laquelle nous avons investi. Imaginons maintenant l’infrastructure qui comprend des routes, des ponts ou… le futur REM. La Caisse de dépôt et placements n’a pas ces inconvénients dût à sa taille, et surtout le besoin de liquidité qui est inexistant pour une très longue période. Elle peut donc se permettre ce type d’investissement.

Pourquoi ce type d’actif n’a pas baissé comme le marché boursier ? Pour la même raison, soit une faible liquidité. L’année dernière, plusieurs entreprises ont continué à enregistrer des profits, et pourtant la valeur de leurs actions a baissé sur la bourse. La raison est que les marchés financiers sont alimentés n’ont seulement par les résultats actuels des entreprises, mais surtout par l’anticipation des profits à venir. La crainte d’une récession ou d’une baisse de la croissance économique a donc un effet immédiat. Les marchés boursiers réagissent à l’anticipation des résultats futurs. Même les meilleures entreprises, affichant des profits en hausse, seront affectées par une vague baissière. C’est l’inconvénient que crée la liquidité des marchés boursiers. Cependant, deux jours ouvrables après la vente d’un placement, le montant de la vente est disponible dans votre compte de placement.

Le secteur des actions privées n’est pas sujet à cette grande liquidité. L’évaluation, la valeur ou le prix de l’entreprise est donc plus stable, et en lien avec la performance et les profits actuels de l’entreprise. Tel que mentionné, l’inconvénient toutefois est que l’action d’une entreprise privée est peu liquide, l’argent investi est moins accessible. C’est ce qui explique les bons résultats de la Caisse de dépôt, mais aussi des caisses de retraites, en général pour l’année 2022 et de façon générale dans les marchés baissiers.

 

N’oubliez pas d’aller visionner la dernière vidéo en lien avec cette lettre financière si vous préférez ce média à l’adresse suivante :

https://www.planivest.ca/videoconference/

 

Nous espérons que notre lettre financière vous est utile. N’hésitez pas à communiquer avec nous en tout temps si vous avez des questions supplémentaires !!

 

 

 

 

André Charette, MBA, CIM

 

 

 

 

 

André Charette est inscrit à titre de Directeur de succursale et Gestionnaire de portefeuille auprès de Valeurs mobilières PEAK Inc. Il est également inscrit à titre de conseiller 
en sécurité financière auprès de Planivest Inc. Planivest Inc. est un cabinet dûment inscrit auprès de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) dans la discipline d’assurance de 
personnes. Valeurs mobilières PEAK Inc., courtier en valeurs mobilières de plein exercice, inscrit auprès de l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs 
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renseignements contenus dans ce présent document ont été préparés par M. André Charette, Directeur de succursale et Gestionnaire de portefeuille inscrit auprès de Valeurs 
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