Les marchés avaient bien débuté l’année 2020, mais un vent de panique a fait reculer les marchés américains de 12.6% au cours de la dernière semaine. La cause de cette baisse, le coronavirus. Comme nous en avons fait part dans la lettre financière spéciale du 26 février dernier, ce n’est pas tant le virus en soit qui inquiète les marchés, mais les mesures devant être prise afin d’arrêter sa propagation. Les mises en quarantaine ont des effets importants sur l’économie, car de nombreux travailleurs et consommateurs sont confinés à résidences, ce qui perturbe les chaînes d’approvisionnement. Le virus semblait être contenu en Chine, mais l’éclosion de nouveaux épicentres en Corée du sud, en Italie et en Iran laisse présager la possibilité d’une propagation du virus à l’échelle mondiale. Les marchés qui étaient jusqu’alors résilient ont réagi fortement à l’expansion du virus.

 

Nous demeurons optimistes face à cette situation et croyons plutôt qu’à l’inverse elle nous apportera des opportunités d’investissement. Les virus ont une durée de vie limitée. Nous pouvons croire qu’il aura considérablement ralenti sa course au cours des deux à trois prochains mois. L’impact sur les bénéfices des entreprises pourrait ainsi être important, mais de courte durée. Dans ce contexte, nous pouvons parler de récession technique plutôt que structurelle. En terme moins technique, nous envisageons la possibilité d’une baisse importante des bénéfices des entreprises et de la croissance économique, mais de façon temporaire due à un événement ponctuel. Une récession structurelle est représentée par une baisse de nature durable due à la conjoncture économique. Elles sont généralement plus longues et plus prononcées. Si la première situation se matérialise, comme nous le croyons, nous pourrions assister à un retour rapide des marchés.

 

Il ne faut pas non plus oublier les mécanismes existant auprès des gouvernements et des Banques Centrales. Ceux-ci n’ont pas l’intention de laisser leurs économies se détériorer et annonceront des mesures d’assouplissements monétaires ainsi que budgétaires supplémentaires si nécessaire. Déjà les Banques Centrales de plusieurs pays ont annoncé vendredi dernier leurs intentions de réduire les taux d’intérêt afin de soutenir l’économie. La baisse actuelle pourrait nous ouvrir la porte à de belles opportunités d’investissement.

 

Voici notre tableau qui résume le rendement des principaux indices boursiers depuis le début de l’année 2020. Selon Morningstar, la moyenne des portefeuilles de gestion équilibrée (considéré à risque moyen), comprenant 50% de revenus fixes (obligations) et 50% d’actions, ont ainsi généré un rendement moyen de -2,28% au 29 février 2020.